Mention spéciale :
CADRANS
SOLAIRES
Depuis l'aube des temps, l'horloge naturelle,
Sans répit, sans cadran et sans graduation,
Accomplit tous les jours sa lente rotation
Avec une rigueur pesante et solennelle.
Chaque instant m'a donné des blessures
cruelles,
Et quel que soit le lieu où l'on plante un bâton,
Le soleil marquera sans une hésitation
Les souvenirs heureux, les peines éternelles.
Etait-il donc besoin d'assigner à
demeure
Ce manège sinistre où se meurent les heures,
Pourquoi dans le détail vouloir tant s'enliser ?
Jours et nuits ont passé, bonnes
ou males heures,
Etait-il tant besoin de matérialiser
Ces cadrans éternels où l'ombre sonne l'heure ?
Alain GURLY
et
Fin de repas -
la cruche de grès
se remplit d'ombre
Damien GABRIELS