Papillon
Sur ce coquelicot que la brise fléchit,
Un papillon fragile aux ailes de satin
S’est posé doucement ; d’un mouvement soudain,
J’ai saisi l’animal palpitant et transi.
Dans ma main bienveillante et chaude il s’est blotti
Puis il s’en est allé, gracieux, vers son destin,
En laissant sur ma peau, fantasque magicien,
Une empreinte dorée lentement affadie.
Ainsi j’ai retenu ton cœur aventureux
Avant qu’il ne s’envole un jour vers d’autres cieux,
Déposant sur mon âme une trace irisée.
Mais le Temps qui se plaît à nous rendre amnésiques
Efface peu à peu ce que tu as semé,
Et la vie continue, douceâtre et nostalgique.
Maxime ARLOT
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sentir sous la langue
de la cerise choisie
l'empreinte du bec
isabel ASÚNSOLO
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Trace du passé
Il est, aux environs de la vallée du Lot,
Dans ces vertes collines où autrefois les grottes
Servirent de refuges à nos aïeux lointains,
Un lieu magique et souterrain.
C’est le puy de Pech-Merle où fut gravé jadis,
Dans l’argile du sol, un émouvant indice :
Une empreinte de pas laissée par un enfant,
Agé d’à peine quatorze ans.
De ce pied imprimé dans la marne fossile
On croit voir s’élancer le corps nu et gracile
D’un gamin dont personne ne saura jamais
S’il jouait ou bien s’il fuyait.
Parmi tous les témoins venus du fond des âges
Aucun ne saura vous émouvoir davantage
Que ce sol où laissa une trace vivante
L’Humanité adolescente.
Pierre AUBRY
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Humanoïde empreinte
Petits pas,
Pas à pas,
Pas de loup,
Ou pas de géant,
Sur la terre rouge sang,
Les pas de l’homme
A jamais figés,
Dans un éternel tourment.
Michelle BEAUDEQUIN
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Oświęcim
Là, les rails qui menaient au quai du premier choix
Pour le Kanada: l'or, toute la joaillerie,
Les bagages marqués, même l'épicerie.
Au Metzik, les requis pour les pires emplois.
Près des rouleaux de ˝crin˝, je m'arrête sans voix:
Les cheveux féminins vendus à l'industrie,
Cette matière humaine exploitée en série,
Par une "bête immonde", aujourd'hui, je la vois.
Dans les douches, horreur ! J’entends monter les plaintes
Et les ongles creuser au plafond les empreintes
D'une atroce escalade au dernier filet d'air.
Quel Humain oserait anéantir ces traces ?
Des ténèbres, la haine envers les autres ˝races˝
Souffle toujours hélas ! sur les tisons d’hier !
Pierre BERNARD
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D’une sève blanche et noire
Cet élan qui m’emportait avait la saveur
Des brousses infinies, terres de résiliences
Où les longues pistes sèches des voyageurs,
Y boivent pas à pas la sueur des errances.
Dar Na* trop embrasé de soleils et d’orages,
Où les hommes longtemps esclaves sous le joug
Parfois encore soumis à tous les outrages,
Pourtant savent rire, marcher, être debout.
Dans l’attente vaine d’une aube fraîche et neuve,
Toi et moi nous avons erré sous l’harmattan,
Et, battus d’ouragans, descendu le long fleuve,
Oublieux des peines, glorieux de nos enfants.
Sur les rives se sont enfoncés nos pieds nus,
Las ! Les sables d’antan en ont perdu mémoire,
Mais du pays, dans nos cœurs maintenant chenus,
L’empreinte y palpite de sève blanche et noire.
Lucienne BONNOT-BANGUI
*Dar Na : Notre pays
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Salmigondis
Grand-mère butinait aux détours de sa vie
Récoltant ça et là une curieuse moisson.
A mes pieds, disait-elle, s'en trouvait le fruit :
Tout un sac rempli d'empreintes de collection !
Celle d'une clé des champs coincée dans la porte du printemps,
D'un œuf de Colomb trouvé dans une chute de grêlons,
D'un moulin à parole qui ne s'exprimait qu'en créole,
Ou d'un timbre de voix résonnant sur un grand pavois,
La trace d'un bol d'air trouvé, enfant, en bord de mer,
Celle d'un brin d'amertume cueilli sur le bitume,
La vergeure d'un clou de spectacle sauvé par miracle,
Des pas sur une lune de miel, don de grand-père Daniel.
Imaginez ma hâte de découvrir tous ces délices !
Ce n'est qu'en déliant le nœud que je la sus comparse
Car le sac vide n'était qu'un sac à malice
Qui saisit illico l'empreinte déconfite du dindon de la farce.
Françoise BOUCHET
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Brouillard à Auschwitz -
pas âme qui vive
sauf la mémoire
Claudie CARATINI
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ronds dans l’eau…
l'empreinte du rameur
à chaque ploc
André CAYREL
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Ton empreinte
Dans l'obscur,
parmi mes souvenirs usés par l'oubli,
il y a toujours un chemin où dort ton empreinte.
Un chemin dans la nuit
bordé de vitres sombres
où tes doigts laissent encore des traces sur les carreaux.
Un chemin que des étoiles dessinent en pointillés,
au-delà de cette vie
où tes pas ne font plus crisser les escaliers
enfoncés dans l'absence…
Parmi les choses qui se gâchent
avec le temps,
un chemin auquel me guide
la caresse éteinte de ta main,
et ton empreinte dans mon cœur
que rien n’efface.
Abdelmoula CHAALI
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Empreinte d'un pas
Au fil du sentier
Le passé au présent
Trace notre demain.
Henriane CHOLIN
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Le temps
Visage d'enfant,
Passent quatre-vingts printemps,
L'empreinte du temps.
Dominique CHOUART
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Arménie
Une voix qui transmet et l’enfance écoute.
Doucement, j’ai appris la force de mon peuple
Sa longue histoire. J’ai senti dans ses chants
Ses contrastes subtils, ses envolées de vie
Que la mélancolie toujours effleure.
Si loin de l’Ararat, tant d’exils douloureux
Désespérer mille fois mais croire encore
Jusqu’à l’extrême, jusqu’au bout de soi-même
Croire. Mes aïeux, ma fierté.
Arménie
Au plus profond de moi
Prégnante et protectrice
Ton empreinte.
Monique CHRISTOFILIS
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Pech-Merle
Le moulage d’un pied dans un écrin d’eau pure
Le contour d’une main dessinée sur un mur
Me renvoie ce matin à des milliers d’années
L’aube d’un monde éteint m’invite à rêvasser
Cette marque d’enfant, cette main négative
Me troublent maintenant et mes pensées dérivent
Cet enfant jouait-il, fuyait-il pour sa vie
Le peintre invitait-il, marquait-il l’interdit
L’argile d’une empreinte ainsi qu’une main peinte
D’hommes si peu nombreux illuminent ce lieu
Cette ère glaciale, ce règne minéral
Un pas éphémère ou un signe volontaire
De ceux qui marchèrent en pleine liberté
Entourent l’odyssée première de mystères
Dominique CORBILLET
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Sur le sable
Je me souviens d’un jour, c’était à marée basse,
Nous marchions tous les deux tout au bord de l’estran.
La plage était si longue et l’océan si grand
Que jusqu’à l’infini s’étirait notre trace.
En étreignant mes doigts, tu m’as dit à voix basse
« Je voudrais, avec toi, que dure cet instant,
Que mon cœur, près du tien, connaisse pour longtemps
Un amour infini comme le sont ces traces »
Mais le flot revenu a effacé l’empreinte,
De la même façon notre ardeur s’est éteinte,
De nous, de notre amour, rien ne subsistera.
Je pense, en revenant marcher sur cette plage,
Et en voyant mes pas imprimer leur image
Que ce qui fait ma vie, un jour s’effacera.
Lucien DURAND
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lune de glace
les traces de pas du chat
montent vers l’étoile
Geneviève FILLION
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Marine
Un matelot tout imbibé de sel
A croisé ma route
C'était là mon destin sans doute
Que la mer est belle !
Il en demeure un creux dans mon lit
Sa saveur imprègne mes draps
Je défroisse mes plis
Et j'étire mes bras
Comme un embrun son haleine
A chargé ma peau
D'un goût d'algue, de Marenne
D'une odeur de coraux
L'impression qu'il emplit encore
Les criques de mon corps
Je me sens comme creusée
Il a mon cœur emprunté
Jocelyne FOREST
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A mon père
J’ai tant appris de lui, sur la valeur des choses,
Sur le parfum des roses et le soleil qui luit,
Sur le jour qui s’oppose aux noirceurs de la nuit,
Que me pèse aujourd’hui l’absence de sa prose.
J’étais adolescent quand il s’en est allé
Et pourtant j’ai chialé au-delà du décent
Des sanglots étalés faits de flots incessants
Que mon corps impuissant laissait se déballer.
J’ai gardé son image enfouie au fond du cœur
Et dans mon âme en pleurs les traits de son visage.
Guidé par ces douceurs j’ai traversé les âges
Pour oser, dans ces pages, dévoiler ma ferveur.
Lentement, dans ses pas, indélébiles empreintes,
Pour avancer sans crainte, j’ai déposé mes pas.
Ma douleur n’est pas feinte et depuis ton trépas,
Toujours pour toi, papa, mon âme y est astreinte.
Paul-Jean FOURNIER
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au long du chemin
la neige fait le compte
de nos pas
Damien GABRIELS
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De Gorée
Il est une maison, d’ocre et de rose, peinte,
Vibrant dans la splendeur d’un soleil indécent,
Malgré la violence de la mer rugissant,
L’on y perçoit parfois comme une étrange plainte.
Une honte vivace a laissé son empreinte,
Le cliquetis des chaînes aux chevilles en sang,
Le claquement du fouet, métronome incessant,
Sur le mur cette trace, une larme qui suinte.
Des rives du grand fleuve aux plus sombres forêts,
Guerriers mandingues peuls ont été capturés,
Razziés par les leurs avec sauvagerie.
Griot, racontez-nous pour ne pas oublier
L’effroi du Bois d’ébène encaqué par milliers
Dans l’enfer exigu de cette esclaverie.
Marie-Claude GALLOYER
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L’empreinte
Tu voulais vivre incognito
Libre comme l’oiseau du ruisseau
Comme l’air ou le vent
Et pourtant,
Ton doigt en pointillés,
Ton pas, sur le sable mouillé,
Ton portrait dans la neige…
Autant de pièges
Pour te débusquer, te saisir ;
Ne cherche pas à fuir.
On te retrouverait…
Danièle GARDENT
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Dans mon jardin
Dans la neige de mon jardin
Une empreinte est née ce matin ;
Celle d’un tigre ou bien d’un loup,
La patte d’un ogre jaloux ?
Ne redoutant ni froid ni peur,
Je suis sorti, vaillant trappeur,
Armé d’un arc, d’un cimeterre,
Traquer ce monstre sanguinaire.
Un jour entier, je l’ai guetté,
Mais je n’ai pas pu l’attraper :
Je n’ai vu passer qu’un matou
Qui pourchassait quelque toutou.
Soudain, comme un coup de fusil,
Un cri perçant a retenti !
C’était Maman qui m’appelait
Pour boire un chocolat au lait.
Jean-Paul GUALBERT
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Au bord de l’immense plage baignée de soleil et de vent
je marche les pieds nus
et la trace en creux de mes pas me suit dans mon ombre
comme l’attente d’une solitude.
Je me couche sur la grève dans l’écume des vagues
qui montent doucement vers les dunes et les pins
tout mon corps ruisselant s’incruste dans le sable
noyé de mousse blanche comme un drap dans un lit
et la mer va et vient en une longue caresse
elle me prend puis me laisse, dorée et alanguie
rêvant d’amour sans fin au pays des sirènes.
Quand une vague s’en va, vite je roule de côté
et je regarde l’empreinte de mon corps ôté
je suis deux fois couchée, un couple à moi toute seule
mais la vague revient, l’illusion est passée
à nouveau je suis une, et fidèle, et cassée.
Clotilde GUÉRINEAU
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neige sur le pont -
mes pas dans les pas
d'un inconnu
Eric HELLAL
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Morte-saison
Sur la grève déserte où dansent les mouettes,
Je marche, les pieds nus, à la morte-saison.
Soudain, je vois jaillir du brumeux horizon,
Tendrement enlacées, deux fines silhouettes.
Me revient à l'esprit le souvenir du temps
Où nous étions heureux, où tu m'aimais encore.
Épris, nous conjuguions, en un parfait accord,
Plaisirs, joies et projets, au rythme des printemps.
Puis, un ange apparut, irisant l'univers
De soleils étoilés, de bulles féériques.
Nous bâtîmes, tous trois, un royaume magique
Dans un jardin secret aux arbres toujours verts.
Mes pas se font pesants qui estampent l'empreinte
De ma vie revêtue du sceau de la douleur.
Le sable humide imprime un récit de malheurs.
Où rejoindre l'enfant dont la voix s'est éteinte ?
Claudine HILLARD
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Quelle empreinte ?
Que restera-t-il
De mon passage ici-bas
Des babioles en pagaille
Des photos jaunies
Des souvenirs à la pelle
Des rêves envolés
Une empreinte de l’ordre de l’invisible
Une issue encore imprévisible
Un ciel déjà voilé
Une descente sans rappel
Des jours peuplés de monotonie
Le revers de la médaille
Une vie de combat
A ce point futile
Valérie HILLEVOUAN
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Retournez empreinte
nostalgie contre avenir
il viendra printemps.
Annie HUPÉ
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L’empreinte
Sur le sentier
Il avait laissé son empreinte
Tant de pas
Tant de passages
Tant de partages
Les pétales de roses
Dans une folle farandole
Se posent
Se déposent
Se reposent
Effacent sa trace
Son empreinte
C’est le printemps
Yolande JOUENNO
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La vie
Etre
Mourir
Prospérer
Réussir ou
Echouer
Imprimer
Noir sur blanc
Ton histoire tes valeurs
Et tes empreintes
David Albert
Kamdem Deffo Ninyim
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L’empreinte mystérieuse...
La trace était bien sèche
Et le contour bien net !
L’empreinte d’un grand pied
Qui s’était enfoncé
En laissant supposer
Le lourd poids des années.
Le pied était énorme
Bien plus gros qu’un peton ;
Etrangement autour
Il n’y avait pas trace
De son Alter Ego.
Et on ne savait plus
Sur quel pied on dansait :
Celui-là ou bien l’autre ?
Celui qui s’offrait là
Ou celui d’au-delà ?
Eric LECHEVALIER
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Fête des mères -
cinq petits doigts potelés
dans la pâte à sel
Marie-Alice MAIRE
___________________
Homme, ton empreinte...
De celle de tes doigts
Sur les parois noircies,
A celle de ton pas
Sur l’astre de la nuit,
En tout lieu, de tout temps,
Tu as marqué ton passage,
D’un signe, d’un monument,
D’un nom sur une page
Ton empreinte, aujourd’hui,
Des gestes un peu moins sages.
La Terre te subit,
Tu changes son visage.
Veux-tu que tes enfants
Ne trouvent en héritage,
De ce monde vivant
Que de simples images ?
Martine MERCADIER
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Paysages vivants
Sur ton doux visage
Les rides du temps passé
Empreintes de vie
Catherine MIGY
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L’empreinte de l’hiver
Je regarde le lac gelé
Impénétrable secret de pureté
Caché au creux de l’hiver
Quelques congères éparpillées
Cristaux de neige ensoleillés
Étincellent dans la lumière
Dans cette somptuosité
Quelques sapins emmitouflés
Posent leurs sombres touches de vert
La beauté ineffable du paysage
Ouvre la blancheur de sa page
Pour accueillir mes rêveries
J’inscris dans l’ombre de sa marge
Des traces de pas, tel un sillage
L'empreinte d'un horizon infini
Qui guide mes yeux éblouis
MIKA
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Toi
Quelques mots glissés
Dans un pli enflammé
C’est l’empreinte de toi
Une empreinte pour moi
Marque de séduction
Quelques photos laissées
Sur une nappe de papier
C’est l’empreinte de toi
Une empreinte pour moi
Marque de partage
Quelques lettres gravées
Sur un anneau argenté
C’est l’empreinte de toi
Une empreinte pour moi
Marque d’alliance
Caroline MOAL
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L’agave et l’aloès
L’agave et l’aloès sur les bords des chemins
Gardent le souvenir de nombreuses griffures
Les amants de passage ont gravé à la main
Sur leurs feuilles charnues l’ombre de ce qu’ils furent
Comme un écho muet, conservées sur leur tige
Ces empreintes racontent une entente qui dure,
Un rendez-vous furtif mais que la saison fige,
Et s’inscrivent profond dans la grasse verdure
Lorsque les saisons passent demeurent les serments
Que l’on devine encore sous les grands cœurs barrés
Ils ne sont maintes fois, sans divulguer comment
Que fragiles vestiges d’amoureux séparés
Les secrets que l’agave cache dans son feuillage
Ces lettres enlacées, ces amas d’armoiries
Se trouvent célébrés comme un glorieux mariage :
Une fois dans sa vie, le voilà qui fleurit !
Philippe NARMIN
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L'Empreinte
Ce bel enfant, tout juste né,
Qui ouvre grands des yeux dorés,
Dans son berceau, si vulnérable,
Comment le protéger du diable ?
Il nous faudra — et sans tarder ! —
Le présenter au grand sorcier,
L'homme choisi parmi les sages
Pour prendre soin de ce village.
C'est lui qui s'adresse aux esprits,
Au nom de nous autres Tutsis.
Tellement grande est sa magie
Qu'on lui confierait nos vies.
En bénissant notre bambin,
Il grave au couteau sur ses mains
Quelques minuscules entailles
Qui le protégeront sans faille.
Julien NÖEL
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L’empreinte des ans
Elle paraît bien petite, comme tassée sur elle-même,
Son visage penché, elle semble s’être assoupie.
Elle n’est pas la seule, les autres sont comme elle,
D’apparence insensibles aux passages et aux bruits.
Le beau salon télé de la maison de retraite,
Ouvert sur un grand hall et donnant sur l’entrée,
Est clair et lumineux, même au creux de l’hiver.
Mais l’heure est au repos, après le déjeuner.
L’animatrice souriante, arrive et propose :
" Si l’on faisait un feu dans la belle cheminée ?… "
A peine les flammes dansent que tous les yeux pétillent.
Adieu l’empreinte des ans et bonjour la gaîté,
Le feu, comme par magie, a redonné la vie.
On égrène les souvenirs, on parle de tout de rien.
Et la toute petite femme, toute ragaillardie
D’une voix claire, joyeusement demande : " Est-ce l’heure du goûter ? "
Claude OLIVAUX
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Signes tracés sur le papier
Rondel
Signes tracés sur le papier,
Fragile empreinte sans visage,
Paroles effleurant le rivage,
Brève missive à contre-pied,
Ancien mémoire estampillé,
Phrases limpides et sans ambages,
Signes tracés sur le papier,
Fragile empreinte sans visage,
Tendre murmure au vent léger,
Rare et précieux témoignage
Ignorant les méfaits de l’âge,
Hérauts, superbes messagers,
Signes tracés sur le papier.
Brigitte PELLAT
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L’empreinte
Trace de pas,
Patte de chat.
Laisse ton empreinte,
Sans crainte.
Fais-le, à ta manière,
Même si ce doit être la dernière.
N’aie pas peur,
Laisse s’éparpiller ton bonheur.
Pour que sur cette terre,
Au milieu des mers
Il y ait une trace,
Que ton futur retrace.
Alors laisse ton empreinte,
N’aie plus de crainte.
Mélodie PINCHON
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Empreinte
Je garde au fond de moi l’étreinte de ma mère,
Quand je ferme les yeux, la douceur du câlin,
Les obus ! Dans la chambre, les volets pleins d’éclairs.
Le goût du chewing-gum du grand Américain.
Je vais voir mon grand-père, qui vient de disparaître,
Parmi les cyprès noirs, le jour de la Toussaint,
Février, j’ai très froid ! Ce soir, je viens de naître.
Noël ! J’attends la fin de la messe en latin.
Dans leurs lucarnes, j’entends les pigeons qui roucoulent,
La fanfare de trompettes s’entraîne au bar voisin,
Ma première communion, dans l’église, la foule.
C’est l’été, au vieux fond les jeunes vont au bain.
Ces instants de bonheur, de tristesse et de crainte
A jamais dans mon cœur ont gravé leur empreinte.
Guy PONTHOU
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L’empreinte de nos vies
Elle effleure mes rêves, car l’habitude vient,
De garder sur mon corps, l’empreinte de ses mains,
Elle ne leurre personne, quand ses larmes s’éteignent,
Sur le bout de mes doigts, moi je deviens aphone.
Elle caresse ma vie, de ses yeux océan,
Ses regards, c’est écrit je suis gravé dedans,
Elle me donne ses mots qui deviennent nos phrases,
D’autre littérature nous faisons table rase.
Elle m’apporte ses lèvres, sur la pointe des pieds,
Quand elle me fait ça, vivre me fait pleurer,
Elle remet des couleurs, fait se lever le vent,
Redémarrer mon cœur, il y avait longtemps.
Elle et moi dans nos rêves, car l’habitude a fait,
De garder sur nos corps, l’empreinte de nos vies.
Patrick POTIER
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Empreinte
Une empreinte de pas sur le sable mouillé
Va mourir, éphémère, sous le fracas des vagues
Mais l’empreinte d’un doigt sur le papier noirci
A jamais scellera l’humaine identité,
Et sur la terre humide au clair-obscur des bois,
Chaque bête écrira dans la glaise docile
Sa griffe ou son sabot pour sculpter son passage.
Puis, sur nos âmes tendres, l’empreinte des malheurs
Coudra des cicatrices souvent indélébiles,
Tandis que nous verrons parfois autour de nous
Les nimbes du bonheur modeler de lumière
Un sourire où naîtra l’empreinte du bien-être…
Humains et animaux gravent comme ils le peuvent
Quelque part dans le monde leur preuve d’existence,
Ainsi de lieux en lieux, ainsi d’ères en ères,
S’inscrit en signes forts la Marque de la Vie.
Frédérique RAMOS
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Retrouvailles -
l'empreinte du temps
Effacée
Valérie RIVOALLON
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Sur un fil de lumière
dans la vieille buanderie
des bassines en zinc
exhalaient leur haleine
jusque dans la gorge du jour
où des linges fumants suspendus
sur un fil de lumière
effrangeaient la ligne d’horizon
ruisselants de blancheur
les draps égouttaient leur torpeur
dans le ciel lessivé
qui a gardé dans son bleu éthéré
l’empreinte d’une image limpide
celle de ma mère qui torsade à l’infini
l’azur tout trempé de clartés
Françoise URBAN-MENNINGER
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L’empreinte
L’empreinte digitale
du nom de la fleur !
L’empreinte dans le sol
du nom de la note !
L’empreinte de toi
gravée dans mon cœur !
Je marche dans tes pas
Je ris et je pleure
Je m’endors et sursaute
Amoureuse de la vie
Que je croque
Avec les mots et en couleurs.
Pierrette VERGNEAU
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