Ce jardin était derrière l’hôtel de ville,
un jeune homme timide vous accompagnait.
S’il ne le dévoilait pas, son âme fébrile
tressautait, comme un cœur, dans son corps encor niais.
Ce n’était pas, en ce jour, la première fois
que vers les siennes, vos douces lèvres allaient
mais c’était, vous le saviez, la dernière fois,
tandis qu’il l’ignorait, que son pouls s’emballait.
Ce jardin est toujours prisonnier de ses grilles,
le banc sous les arbres, où vous vous êtes assise
reçoit toujours dans son ombre les jolies filles,
le souvenir galant de vos lèvres exquises.