Oui je me rappelle
Oui j'appelais cela sans doute le printemps
J’attends que se donne encore aux vagues le temps des sables
où lève le métal à côté du métal
j’attends que le temps donne encore aux vagues les sables
où s’absentent les prières au coin des lèvres
Ô fanfares je me rappelle
Oui j’appelais cela sans doute le printemps
Avec la même flambée
le même angle au-dessus de l’immense,
le même effroi
J’attends
J’ai le sourire amer
Je ne devrais le dire jamais
Jamais je n’ai dit que j’aimais
J’aime