À pas crissants l'hiver a blanchi les jardins
L'eau de l'étang s'endort sous son épais miroir
Amour ton cœur s'ennuie puis renaît à l'espoir
Dans le parc embaumé où ton corps s'abandonne
sous les feux de l'été l'ombre ne suffit plus
Je sens que les bouquets de lilas t'ont déplu
Et vois dans ton regard que tu penses à l'automne
Les saisons tournent rond comme en un carrousel
Un plat de piments forts un mets fade et sans sel
Car la vie est constante en sa diversité
Amour que tes espoirs ne cèdent à l'impatience
Voici le renouveau avec la permanence
Pour voir changer le temps il faut plus d'un été