21 septembre 2001, Toulouse
Il y a des briques
dispersées, étonnées
elles regardent des murs qui branlent bouches bées.
Il y a des éclats de vitres
éblouis
puzzles de lumière, assassins involontaires.
Il y a des cris-épées,
des notes acérées, inattendues
éparpillées sur un pan de ciel bleu.
Il y a des enfants
qui courent et qui s'étonnent, maman hurle,
Toulouse les a trahis.
Il y a des chiens affolés, qui cherchent l'instant d'avant
juste avant, quand leur laisse tenait encore la main des caresses.
Il y a ce nuage
si lent, si lourd, épais comme un cauchemar,
fantôme vengeur des tout premiers cataclysmes.
Il y a du sang
les coquelicots ont pris la place des violettes
le pastel est coupé, la ville ne sera plus jamais aussi rose,
qu'avant.